Pauvres paillons qui ne savent plus ou donner de la tête ,, L’opération lancée par des viticulteurs de Champagne , s’appelle : « opération de confusion sexuelle »
Cette nouvelle , suite à une dépèche AFP du 14 Avril ,a été relayée par la presse spécialisée et maxi sciences le 18 Avril
http://www.maxisciences.com/papillon/viticulture-en-champagne-on-trouble-sexuellement-les-papillons-pour-eviter-les-pesticides_art6913.html
De quoi s’agit il ?
La Cochylis (Eupoecilia ambiguella) est un papillon ravageur de la vigne. Afin de limiter sa reproduction, tout en évitant de recourir aux pesticides, les viticulteurs de la « côte des blancs » de Champagne ont lancé une vaste opération de confusion sexuelle.
Cette technique consiste en la diffusion de phéromones proches de celles émises par les femelles des papillons pour attirer les mâles. Ces derniers, perturbés par tous les messages qu’ils reçoivent, deviennent incapables de localiser les femelles à féconder
Autorisée par le cahier des charges de l’agriculture biologique, la confusion sexuelle permet de limiter sensiblement la reproduction des papillons et donc, la naissance des larves baptisées »vers de la grappe ». Ces dernières se logent dans les grains du raisin et engendrent des pourritures qui peuvent s’étendre aux autres grappes.
Ce sont quelque 550 capsules à l’hectare, sur une surface de près de 800 hectares, qui seront déposées autour de Vertus, dans la « côte des blancs ». « C’est la plus grande opération de confusion sur un même secteur, nous avons réussi à convaincre près de 90% des viticulteurs des alentours », se félicite Pierre Larmandier, du Syndicat général des vignerons (SGV). Et de souligner : « Par cette méthode naturelle, on limite de près de 70% la population des papillons, soit autant qu’avec un traitement phytosanitaire classique ».![Eupoecilia_ambiguella_ugglan[1]](http://www.vins-en-ligne.com/wp-content/uploads/2010/04/Eupoecilia_ambiguella_ugglan11.jpg)
Une fois posées, ces capsules durent toute la saison, tandis que les traitements chimiques, »nocifs pour l’environnement comme pour les vignerons », ont besoin d’être renouvelés à plusieurs reprises. Par ailleurs, le coût d’une telle opération est identique à celui d’un traitement par produits phytosanitaires
D’après le syndicat 7.400 ha de vigne ont été traités par cette méthode écologique en 2009, ce qui représente 22% du vignoble de la Champagne.
PAUVRES PAPILLONS